On connait Ubisoft pour ses franchises (Assassin’s Creed, Rainbow Six, Far Cry, Ghost Recon…), mais on le connait peut-être un peu moins pour ses plus petites productions telles que Child of Light. Développé par Ubisoft Montréal (ma future boîte, un jour je l’espère !), ce petit bijou onirique et poétique est un RPG sorti sur PC en avril 2014 mais également sur plusieurs consoles. Pour information, c’est la deuxième fois que je finis ce jeu et la bonne nouvelle, c’est que la magie est toujours présente !

 

CONTEXTE

Dans Child of Light, le joueur incarne Aurora, la fille d’un duc d’Autriche qui sombre dans un profond sommeil après avoir contracté une étrange maladie. Quand elle s’éveille, Aurora se retrouve prisonnière de Lémuria, un monde magique dont le soleil, la lune et les étoiles ont été volé par Umbra, la Reine de la nuit. Pour retourner chez elle, Aurora devra sauver Lémuria et ses habitants en retrouvant les astres célestes.

 

Mon avis

Si l’histoire peut sembler simple de prime abord, difficile de ne pas se laisser entraîner dans ce conte d’obscurité et de lumière. Sous ses airs enfantins, Child of Light peut réellement plaire à tous les publics, pour peu que l’on ait un peu conservé son âme d’enfant.

 

Univers et personnages

Parlons d’abord de l’univers graphique qui est tout simplement magnifique. Les différents décors, sont vraiment tous d’une beauté onirique saisissante. La Direction artistique a fait le choix de dessins au crayon et de couleurs douces façon aquarelle, ce qui donne l’impression de parcourir un livre pour enfant, l’animation en plus. D’autre part, la diversité des décors (la forêt, la grotte de diamants, les profondeurs aquatiques…) permet de rompre une certaine monotonie qui peut s’installer avec le gameplay répétitif. Elle permet également de garder la curiosité du joueur éveillée, ce qui est particulièrement important dans un jeu où l’exploration est reine.

 

 

Ensuite, il y a les personnages. Mon vrai coup de coeur va sans surprise à Aurora, une héroïne haute en couleur qui restera gravée dans ma mémoire. Une princesse plongée dans un sommeil mortuaire qui prend courage et épée à deux mains pour pouvoir rentrer chez elle par sa seule force et détermination… ça fait du bien ! Si elle est d’une extrême bienveillance à l’égard des autres personnages et qu’elle se montre parfois un peu naïve, elle possède également une vraie force de caractère et une grande maturité. Concernant les autres personnages, ils sont tous plus ou moins attachants. Les alliés d’Aurora sont atypiques et forment un groupe très hétérogène ! Il y a d’abord Igniculus, une luciole bleue qui s’avère particulièrement utile en combat ou pour détecter des trésors cachés. Il y a aussi Rubella la clown joyeuse et son frère Trisits le clown triste, le Golem de pierre, Finn le Capilli (une sorte de nain magicien), Robert, la souris qui tire à l’arc et bien d’autres. Du côté des antagonistes, on est en revanche sur quelque chose de plus classique.

Un autre point fort et non des moindres, la musique. Composée par l’artiste canadienne Coeur de Pirate, la bande son est principalement jouée au piano et intervient comme une seconde lecture. Douce, rêveuse et légèrement mélancolique pendant les phases d’exploration, elle se révèle plus orchestrale lors des combats.

 

 

Enfin, un autre aspect que j’ai trouvé atypique et que j’ai bien aimé, ce sont les dialogues. Amis de la poésie bonjour, tout est en rimes ! Moi qui ne suis pas très branchée poésie, je dois avouer que le rendu est franchement sympathique ! Les jeux de mots y sont légion et les personnages n’hésitent pas à se chambrer gentiment. À noter que la voix qui raconte l’histoire parle elle aussi en rime, ce qui sublime la narration.

 

Gameplay

Côté gameplay, Child of Light se révèle là aussi plutôt efficace. Les combats sont basés sur un système de tour par tour avec une barre d’action en bas de l’écran où l’on voit les personnages avancer plus ou moins vite en fonction de leurs statistiques. L’extrémité droite en rouge de cette barre correspond à la phase d’action pendant laquelle les personnages peuvent choisir de lancer une attaque, d’utiliser une potion ou encore de switcher avec un autre allié. C’est ici qu’Igniculus se révèle le plus utile : il peut aveugler l’ennemi pendant une certaine durée, ce qui a pour effet de le retarder dans la barre de progression et donc de donner l’avantage aux alliés. Au final, il y a de nombreuses subtilités qui permettent vraiment de jouer en fin stratège, ce qui devient obligatoire si l’on souhaite jouer avec le niveau de difficulté le plus élevé.

 

 

En termes d’évolution et de montée en compétence des personnages, Child of Light fait dans le classique : les combats font gagner de l’expérience aux personnages, ce qui leur permet de monter de niveau pour accroitre leurs statistiques et débloquer des compétences actives et passives.

 

 

Le joueur est aussi amené à collecter les oculis (comprenez gemmes : rubis, émeraude, saphir…) qui sont toutes associées à un élément ou une propriété particulière (le feu, l’eau, la vitesse…). Le but est de trouver un maximum d’Oculi pour faire des combinaisons et accroître leur pouvoir. On peut ensuite choisir de les mettre dans trois emplacements différents (arme, armure, médaillon). Les oculis ne sont pas « obligatoires » quand on joue en mode facile, mais ils peuvent clairement faire la différence en mode difficile.

 

 

Alors, on plonge dans Lémuria ?

Child of Light est un petit bijou onirique comme on en voit trop peu souvent et dont les points forts sont sans contexte sa Direction artistique, sa bande son et ses personnages hauts en couleur. Le gameplay, quoi qu’assez classique, se révèle intéressant de par les nombreuses possibilités qu’il offre au joueur en matière de stratégie. Si l’aspect enfantin m’a laissé un peu sceptique avant d’y jouer pour la première fois, ce sentiment a vite été balayé. Alors bien sûr, si votre dada c’est uniquement les FPS bien énervés il y a peu de chance pour que vous adhériez. Mais pour les autres allez-y ! Il vaut largement sa dizaine d’heures de jeu.

 

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