Little Nightmares est un jeu vidéo de plates-formes développé par Tarsier Studios et édité par Bandai Namco Entertainment. Il est sorti en 2017 sur Windows, PlayStation 4, Xbox One et Nintendo Switch. Cela faisait un petit moment déjà qu’il me faisait de l’oeil. Un univers glauque et enfantin, un personnage et un scénario plus que mystérieux et la nécessité de faire travailler ses méninges…il ne m’en fallait pas plus. J’ai donc enfilé mentalement le ciré jaune de Six et je me suis plongée dans cette aventure avec seulement ma tête, mes ovaires et mon briquet !

 

Jeu testé sur PC avec une manette

 

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Mon avis : un petit bijou qui nous laisse sur notre faim

Un scénario énigmatique

Ce serait un euphémisme que de qualifier le scénario de Little Nightmares d’énigmatique. Le joueur incarne Six (prénom qui n’est d’ailleurs pas dévoilé dans le jeu), une enfant chétive simplement vêtue d’un ciré jaune qui se réveille prisonnière à bord de ce qui semble être un navire. Qui est Six ? D’où vient-elle ? Qui sont ces étranges personnages glauques et répugnants qui veulent sa peau ? Autant de questions qui ne trouveront pas de réponses dans le jeu, aucun texte ni dialogue ne venant accompagner l’expérience du joueur. En même temps, l’exploration du navire, la résolution des énigmes et la nécessité de rester aux aguets laissent peu de temps aux questions sur le moment. C’est après avoir reposé sa manette que l’on s’interroge.

Tout ce que l’on sait, c’est donc que Six est prisonnière de ce navire. Et qu’il s’y passe des choses mystérieuses et sordide comme un trafic d’enfant. Et que le but principal est de s’enfuir de ce lieu en échappant aux différents personnages qui veulent à coup sûr sa mort. Vous verrez d’ailleurs qu’il existe mille et une façons de mourir. Certaines m’ont hérissé les poils.

Voilà, côté scénario c’est tout. Certains seront sans doute frustrés. Je l’ai moi-même été un peu étant donné que j’attendais quelques clés de lecture à chaque nouveau chapitre. D’un autre côté, cela laisse libre cours à notre imagination et, surtout, cela laisse place au vrai but et argument du jeu : faire vivre au joueur une expérience unique grâce à une patte artistique incroyable et un gameplay qui, quoi que simple, se révèle efficace.

 

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Une expérience de jeu singulière

Il est difficile de rester indifférent à Little Nightmares face à son esthétique à la fois glauque et enfantine, voire effrayante. Avec les jeux perpétuels d’ombre et de lumière, le design des personnages et le style des décors, on retrouve l’influence des films d’animations de Tim Burton. J’y vois aussi une référence subtile au conte Alice au Pays des Merveilles de par les disproportions avec lesquelles le jeu joue clairement. En effet, Six ne semble pas mesurer plus d’une trentaine de centimètres. Les poignées des portes sont inaccessibles, des objets et des pièces du quotidien paraissent hostiles, les ennemis ne sont que plus menaçants…Autant d’éléments qui contribuent à nous faire sentir petit, fragile, presque impuissant.

Cette fragilité est aussi accrue avec un gameplay sobre et efficace. Briquet pour éclairer les lieux sombres, capacité de porter, lancer ou pousser des objets pour avancer… Autant dire qu’il faut utiliser ses méninges pour ne pas se faire tuer dès la première tentative. Petite mention pour le gameplay : c’est l’un des seuls points du jeu à ne pas être irréprochable. Little Nightmares m’a parfois donné du fil à retordre avec la manette, notamment au niveau des sauts.

Dernier argument qui vient renforcer cette expérience en nous ajoutant quelques sueurs froides : le son. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est minimaliste. Pas de musique, seulement le bruit de nos petits pas, le bruit des objets que l’on bouscule ou que l’on jette, les grognements et déplacements de nos ennemis. Et si vous avez le malheur d’attirer le regard de ces derniers, le son devient assourdissant, vous occasionnant une bonne montée d’adrénaline !

 

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La fin de l’aventure, la point noir de Little Nightmares

 

Attention, semi-spoiler !

 

Tout allait si bien avant d’entamer le chapitre 5 où Six découvre les appartements de la Dame. A ce moment là, j’ai su que j’arrivais à la fin du jeu. L’introduction de Little Nightmares s’ouvrant sur l’apparition nébuleuse de cette dame masquée, pas besoin d’être un petit génie pour deviner en elle le boss de fin. Mon compteur affichait pas loin des 6h de jeu et je me suis dis en moi-même : ce n’est pas possible, j’arrive déjà à la fin. Plus déroutant encore, la durée de cet ultime chapitre. Beaucoup plus courte que les précédents, elle donne l’impression que les développeurs ont voulu en finir et vite. Il me semblait pourtant évident que le chapitre le plus long aurait du être celui-ci et qu’il aurait du nous livrer quelques informations…Que nenni. C’est court, expéditif, bâclé. Le duel contre la Dame n’est même pas le passage qui m’aura donné le plus de fil à retordre. Bref, une fin décevante pour une aventure pourtant palpitante. Dommage.

 

 

Alors, on dégaine la manette ?

 

Little Nightmares est un petit bijou qui vaut le détour de par son univers singulier, une patte artistique incroyable et une ambiance qui ne laisse pas indifférent. Facile à prendre en main, le gameplay se révèle plutôt intuitif malgré quelques petits défauts. Ma seule déception se situe au niveau de la durée du jeu et la fin expéditive. Quant au manque d’explications et aux nombreuses questions laissées sans réponses, cela reste frustrant. Néanmoins, cela laisse une grande porte ouverte à l’imagination. Chacun projettera ce qu’il voudra en fonction de son propre imaginaire et/ou de ses expériences personnelles.

 

 

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