Metro 2033 est un jeu vidéo de tir à la première personne (FPS) développé par le studio ukrainien 4A Games, édité par THQ et sorti sur PC et Xbox 360 en 2010. C’est aussi l’adaptation du roman éponyme de l’écrivain russe, Dmitry Glukhovsky. Pour être franche, j’ai commencé ce jeu en 2012 mais j’ai vite baissé les bras au bout de deux heures à peine. Je le trouvais trop difficile (même en mode normal) et parce que mine de rien, il fiche un peu les chocottes. Mais en découvrant le trailer de Metro : Exodus dont la sortie est programmée ce mois-ci, j’ai eu très envie de me replonger dans cet univers post-apocalyptique et, cette fois, d’aller jusqu’au bout.

 

Artyom de Metro 2033 regarde Moscou en flammes

 

Contexte

Metro 2033 prend place en Russie, 20 ans après une guerre nucléaire qui a dévasté une bonne partie du monde. La « bonne » nouvelle, c’est que l’humanité a survécu : la population de Moscou a trouvé refuge dans les tunnels du métro où s’est peu à peu recréée une société. La mauvaise nouvelle, c’est que le danger est partout : tandis que les hommes se disputent le contrôle du territoire souterrain, les stations – devenues des micro-villages – subissent en plus la pénurie (de nourriture, d’armes…) mais aussi l’attaque de créatures mutantes. Dans cet univers post-apocalyptique, le joueur incarne Artyom, un jeune homme qui se retrouve malgré lui mêlé à une quête visant à éliminer les « Sombres », des créatures capables de pénétrer et d’anéantir l’esprit humain. Et étrangement, Artyom est le seul à pouvoir y résister…

Une ambiance post-apocalyptique inoubliable

Il y a des jeux qui, même s’ils commencent à accuser le poids des années du point de vue graphique, continuent à produire leur petit effet. Metro 2033 fait assurément partie de cette catégorie là.

Du point de vue ambiance pour commencer, on est bien servi. La majeure partie du jeu se déroule sous terre, dans les vastes tunnels sombres et humides du métro où on se sentirait presque claustrophobe. Dans ces longues lignes droites et courbes avec peu voire pas d’endroits pour se cacher ou au moins s’abriter, les novalis (créatures mutantes) qui attaquent toujours en horde nous donnent des sueurs froides. Rapides, toutes en dents, et particulièrement coriaces (même en mode facile), ces monstrueuses créations de la nature m’ont donné bien du fil à retordre. Et pourtant, elles ne sont qu’un avant-goût du bestiaire qui règne à la surface… 

 

Tunnel du jeu Metro 2033

 

D’ailleurs, parlons-en de la surface de la terre ! La quête d’Artyom l’oblige à plusieurs reprises à affronter l’hiver nucléaire. Pour un jeu de 2010, j’ai trouvé les décors plutôt jolis et cohérents dans leur ensemble. On y découvre une Moscou en ruine et recouverte de neige, rongée par la nature qui reprend ses droits. Si les créatures mutantes sont toujours là pour vous donner la vie dure, elles ne sont pas l’unique danger. La radioactivité vous oblige à porter votre masque à gaz constamment et à anticiper votre nombre de filtres à air sous peine de décéder, ni plus ni moins. À noter que le masque n’est pas non plus indestructible et qu’un trop grand nombre de coups portés par les ennemis peuvent le fissurer. Enfin, le froid n’est pas non plus votre allié : si vous restez trop longtemps à l’extérieur, le givre qui se dépose sur le masque finira par troubler votre vision et croyez-moi, vous n’avez vraiment pas besoin de ça !

Enfin, la bande son de Metro 2033 contribue largement à donner corps à cette ambiance oppressante. Le bruit des pas dans le silence inquiétant des tunnels, le bruit de la respiration d’Artyom quand il porte son masque, les cris des mutants, les pulsations du coeur sous adrénaline quand on utilise un kit de soin…autant d’éléments sonores qui renforcent l’immersion du joueur, lequel peut difficilement rester de marbre.

Un gameplay nerveux, efficace mais imparfait

Du côté du gameplay, rien de très extravagant mais j’ai trouvé la difficulté un peu hardcore. Si ma mémoire est bonne, il existe 3 niveaux de difficulté classiques : simple, normal, difficile (ou ranger, j’ai un doute). Pour ma part, j’ai opté pour le niveau normal qui, même si j’ai fait des progrès depuis 7 ans, m’a vraiment énervée à une ou deux reprises.

Sachez que plus votre niveau de difficulté sera élevé, plus les munitions se feront rares et vous obligeront à fouiller tout votre environnement et à devenir un vrai dépouilleur de cadavres. Il est aussi important de notifier que les munitions les plus efficaces sont également celles qui vous serviront de monnaie pour vous acheter de nouvelles armes ou autres items. Ce détail change considérablement la donne car il vous faudra alors choisir entre conserver ces balles ou acheter un nouvel équipement. Un choix qui n’est d’autant pas facile quand on sait à quel point les munitions standard font à peine plus de mal qu’une piqûre de moustique à vos ennemis (mutants ou humains). C’est d’ailleurs un des aspects du jeu qui m’a profondément irritée. Quand bien même je prenais la peine de viser en pleine tête, mes ennemis ne prenaient clairement pas leurs balles. Je veux bien que les mutants soient plus résistants (encore que), mais les nazis et les sympathisants de l’URSS…faut pas déconner ! Ce constat va de pair avec le fait qu’il n’y a pas vraiment de progression des armes du point de vue dégâts. Bien que les armes qu’on peut acheter d’une station à une autre soient différentes, on ne trouve aucune indication sur leurs caractéristiques. En ce qui me concerne, je n’ai pas tellement vu de différence entre les armes de début et les armes de fin. 

 

 

Une narration bien présente

Je terminerai ma critique avec un autre point que j’ai plutôt bien aimé : la narration. Metro 2033 se découpe en sept chapitres, chacun divisé en plusieurs parties. Entre chaque sous-chapitre, un écran sombre de chargement apparaît avec un texte et la voix off d’Artyom qui narre ses péripéties à la manière d’un journal intime. Ça peut sembler insignifiant, mais j’ai trouvé que ça contribuait à apporter une touche dramatique supplémentaire. Malgré un rythme assez soutenu et des combats endiablés, Metro 2033 ne délaisse pas son histoire, bien au contraire et ça fait plaisir.

Là où j’ai eu un peu plus de mal, ce sont les séquences où Artyom a des visions et voit les Sombres. La fin m’a laissé très sceptique à cause des nombreuses zones d’ombre concernant ces ennemis. Par exemple, on ne saura jamais pourquoi ni comment Artyom résiste à leur assaut. Un peu dommage.

Alors, on prend le métro ?

Metro 2033 est un jeu qui a marqué l’esprit de nombreux joueurs et on comprend pourquoi. L’ambiance post-apocalyptique voulue par les développeurs est efficace et riche en émotions. Toujours sur le qui-vive, le joueur n’est jamais en sécurité, avance prudemment, est amené à faire des choix réfléchis…autant de mises en conditions qui font de Metro 2033 un jeu immersif où l’action a également toute sa place. Ma seule déception est le gameplay qui aurait pu être plus abouti. Prochaine étape : Métro : Last Light.

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